Winzana / Retour personnel
On me demande parfois comment j’ai eu le courage de me lancer avec Winzana en 2015. La vérité, c’est que je n’ai pas été courageux. J’ai surtout été chanceux.
Non, je n’ai pas eu “le courage” de me lancer
J’aimerais bien raconter une belle histoire de prise de risque totale, de saut dans le vide, de pari fou. Mais ce serait faux.
Quand j’ai lancé Winzana en 2015, j’avais déjà un client. Et pas n’importe lequel : mon ancien employeur, puis une autre société qui m’a fait confiance dès le départ. Autrement dit :
je n’ai pas quitté un CDI sans filet
je n’ai pas tout risqué du jour au lendemain
J’ai surtout saisi une opportunité dans un contexte relativement sécurisé.
Un contexte personnel qui a tout changé
À l’époque, mon épouse travaillait. Son salaire nous permettait de vivre correctement et d’absorber une éventuelle période creuse. J’avais aussi déjà deux enfants (bon… maintenant j’en ai quatre 😄).
Autant dire que l’entrepreneuriat n’était pas une décision prise à la légère. Je viens d’une famille issue du monde ouvrier, très syndicaliste. L’entrepreneuriat n’était clairement pas le chemin “logique” ou valorisé. Mais j’avais une envie : comprendre ce que c’était vraiment que de créer quelque chose.
Les débuts : créer une structure et faire du consulting
J’ai commencé simplement : création de la structure, puis premières missions de consulting. Et je peux vous dire une chose : ce n’était pas de tout repos. Il y avait :
le stress de vouloir bien faire
le stress de ne pas faire de bêtises administratives
le stress de gérer des clients exigeants
Et en parallèle… les demandes continuaient d’arriver. Le fameux “confort” du début s’est rapidement transformé en pression permanente.
Les premières embauches : le vrai saut dans le grand bain
Très rapidement, j’ai pris mon premier alternant : Nicolas. Puis, en moins de six mois, mon premier salarié : Maxime (Alias le Maxime P). C’est à ce moment-là que l’aventure a vraiment changé de dimension. Je devais :
faire du consulting
gérer l’administratif
faire de la prospection commerciale
Autant dire que les journées étaient longues, et la charge mentale… bien réelle.
Quand Coralie m’a rejoint : un tournant clé
Au bout de six mois, une évidence s’est imposée. Soit je continuais comme ça et je m’épuisais, soit on structurait vraiment l’entreprise. C’est à ce moment-là que mon épouse, Coralie, m’a rejoint pour prendre en main :
la gestion
l’organisation
l’administratif
Ça m’a permis de me recentrer sur ce que j’ai toujours aimé : créer, développer, conseiller. Sans ce duo, Winzana n’aurait clairement pas pris la même trajectoire.
Des clients, des problèmes… et beaucoup d’apprentissage
Depuis 2015, j’ai rencontré énormément de clients, de contextes, de situations parfois très complexes. Il y a eu des problèmes techniques, des urgences, des projets difficiles… Mais aussi des réussites, des relations durables, et beaucoup de fierté collective. Tout ça a façonné Winzana, bien plus que n’importe quel business plan.
Conclusion
Je ne me suis pas lancé par courage. Je me suis lancé parce que les conditions étaient réunies pour le faire sans me mettre en danger. Avec du recul, je pense que l’entrepreneuriat n’est pas une question de bravoure, mais de contexte, de timing, et d’entourage.
Winzana est née comme ça : pas d’un pari fou, mais d’une envie d’apprendre, de construire, et de voir jusqu’où on pouvait aller. Le reste, ce sont des histoires. Et il y en a encore beaucoup à raconter 😉


