QA dès le début : pourquoi tester après le dev coûte toujours plus cher

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Tester après le développement coûte toujours plus cher. Pas seulement en argent, mais en temps, en énergie et en confiance.

Tester, ce n’est pas juste écrire des tests unitaires

Quand on parle de tests, beaucoup de développeurs pensent immédiatement aux tests unitaires ou fonctionnels. En réalité, la notion de test est bien plus large. Elle inclut aussi :

les tests fonctionnels métier
les tests non fonctionnels
la validation des attentes réelles du client

Tester, ce n’est pas seulement vérifier que “le code marche”. C’est vérifier que ce qui a été développé correspond bien à ce que le client attend… et à ce qu’il va réellement utiliser.

Se casser les dents à tester trop tard

On s’est cassé les dents plusieurs fois. Tester des plateformes une fois le développement terminé, c’est découvrir trop tard que le besoin n’a pas été compris ou que les parcours ne correspondent pas. Et là, c’est toujours la même histoire :

retours en arrière
frustration côté client et équipe
temps perdu

Plus on teste tard, plus chaque correction coûte cher.

Le déclic : écrire les tests en même temps que les specs

Avec l’expérience, on a pris une décision structurante chez Winzana : rédiger les plans de test en même temps que les spécifications fonctionnelles. Pas après, pas à la fin. Cette approche permet de :

clarifier ce qui doit réellement être développé
rendre explicites les cas d’usage attendus
anticiper les parcours end-to-end

On se rapproche naturellement d’une approche type TDD (Test Driven Development), mais appliquée au fonctionnel et au métier.

Une meilleure visibilité pour les développeurs

Côté équipe technique, le bénéfice est immédiat. Avec des tests définis en amont, les attentes sont claires, les cas limites sont identifiés et le développement est beaucoup plus fluide. Le développeur sait exactement à quoi il doit répondre et comment la fonctionnalité sera validée.

Impliquer le client : une étape non négociable

Le client doit impérativement être impliqué dans la phase de test. Certains disent parfois : “Je ne comprends pas pourquoi je dois tester” ou “C’est long”. Ce n’est pas de la mauvaise volonté, c’est souvent un manque de compréhension du rôle crucial des tests dans la réussite du projet.

Tester, c’est s’approprier sa plateforme

Tester, ce n’est pas faire le travail du prestataire, c’est s’approprier son produit. Le client doit valider que la plateforme répond à son métier. Le plan de test devient alors un outil de dialogue, et non une contrainte. Cette implication passe par l’éducation et la transparence sur les attentes.

Moins de retours, moins de rework, plus de qualité

Quand les tests sont définis dès le départ, les incompréhensions diminuent, les allers-retours inutiles disparaissent et le re-développement massif est évité. On ne découvre plus à la fin que “ce n’est pas ce que le client voulait”. On développe ce qui a été validé.

La dette fonctionnelle : le vrai coût caché

On parle souvent de dette technique, mais la dette fonctionnelle est bien plus coûteuse. Une fonctionnalité mal comprise ou mal validée coûte cher à corriger. Tester dès le début, c’est réduire cette dette avant même qu’elle n’existe.

Conclusion

Tester après le développement est toujours plus cher. Écrire les tests en même temps que les spécifications, impliquer le client dès le départ et clarifier les attentes change radicalement la qualité du produit final. Ce n’est pas une contrainte, c’est un investissement pour livrer des plateformes vraiment alignées avec le besoin métier.

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