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Quelle est l’empreinte carbone de la cybersécurité ?

Rédigé par Patrick Navarro | Nov 29, 2022 12:42:37 PM

Merci aux efforts communs du pôle Marketing pour la rédaction de ce bel article et notamment à Kassandra Césaire pour la rédaction et les recherches réalisées !

Dès le 1er janvier prochain, la réalisation d'un bilan carbone entreprise sera exigée pour toutes les organisations hexagonales comportant plus de 500 salariés et 250 salariés dans celles d’outre mers.

Cet outil de diagnostic permettra d’analyser les émissions directes et indirectes de gaz à effet de serre générées par l'ensemble des activités professionnelles.

Plus cette empreinte carbone est faible, moins son impact est polluant. Elle sera donc un indicateur majeur de mesures des impacts environnementaux.

Tout manquement pourra être sanctionné d’une amende pouvant aller jusqu’à 10 000 euros. L’évolution de cette législation laisse présager un élargissement pour les entreprises de toute taille. 


C’est donc le meilleur moment pour commencer l’année avec de bonnes résolutions écologiques  🎉🍀

On vous explique pourquoi et comment avoir la main verte en cyber-sécurité.

Pourquoi doit-on favoriser les démarches éco-responsables en cybersécurité ?

Plus que jamais, la société civile s’empare des thématiques environnementales. D’après un sondage réalisé auprès des millenials, deux tiers d’entre eux ne veulent travailler que pour des entreprises et des organisations cherchant à délivrer un impact environnemental et social positif.

De façon générale, 65% des consommateurs déclarent vouloir favoriser les marques engagées dans le développement durable, ce qui, dès lors, démontre un intérêt croissant envers les entreprises éco-responsables et impliqué dans les causes environnementales.

Preuve qu’il ne faut pas être à la ramasse avec la biomasse 🌳

Face à cette prise de conscience grandissante et de l’urgence climatique, la communication autour de la pollution numérique se démocratise. Avec elle, l’intégration de cette problématique au sein des entreprises.

Une législation du numérique éco-responsable 

La transition vers une meilleure gestion écologique est en route (ou à 🚲) ! En effet, l’application de nouvelles  propositions  pour réduire l'empreinte environnementale du numérique comme la loi Grenelle II, l’illustre bien.

Cette mesure gouvernementale impose aux entreprises de plus de 500 salariés et collectivités de plus de 50 000 habitants, la mise en action d’un plan sur 5 ans de réduction de leurs émissions de gaz à effet de serre.

Ces ambitions répondent à l’accord de Paris sur le climat et à l’ambition d’atteindre la neutralité carbone collective d'ici 2050. 

La pollution numérique, ce fléau grandissant.

Aujourd’hui, dans une ère post-covid, le développement des usages et outils du numérique continue de s’accentuer et d’incarner un point pivot de la transition écologique. La dématérialisation n’étant pas neutre pour l’environnement, diminuer ses effets néfastes apparaît comme essentielle pour l’ accomplissement de ces objectifs 💪

La pollution numérique est responsable de 4 % des émissions mondiales de gaz à effet de serre, englobant avec elle, toutes les énergies consommées dans le cadre d’activités numériques. En France, elle représente 2,5 % des émissions totales de CO2 et devrait augmenter de 5% en 2035. 

Si l’on devait comparer cette consommation à un pays, elle serait l'équivalent de l’Inde et ses 1,36 milliard d’habitants 🫣

80 % de cette pollution provient de la production des accessoires technologiques et 20 % de leur usage. Pour la responsabilité sociale des entreprises, adopter une fabrication de matériels ainsi qu’un usage éco-responsable apparaît donc comme un enjeu majeur.

Une révolution numérique énergétique !  

Alors, que la prise en compte de la pollution du numérique en entreprise peut sembler contraignante et complexe, elle est en réalité une source d’opportunités à saisir.

La cybersécurité, élément central de la technologie digitale, en est un parfait exemple. Notamment, par la remise en question des principaux équipements physiques et infrastructures virtuelles que sont le hardware et le software

Utilisées dans la lutte contre la cybercriminalité et la protection des données, les informations qui y sont traitées nécessitent l’acheminement de câbles et commutateurs très lourds appelés couches d’appliances.

Ce principe repose sur celui de la  redondance des éléments de protection 🔐

Autrement dit, chaque équipement n’est dédié qu’à une seule fonctionnalité comme la sauvegarde de données, le filtrage de flux des informations, ou encore le système de détection d’intrusion 😱

Et c’est cet empilement de couches qui multiplie le taux d’énergie nécessaire à sa consommation (non, les calculs ne sont pas bons Kévin). 

Particulièrement énergivores, leur mode de fonctionnement demande une mise en application en continue 7j/7 et 24h/24. Ainsi que des dispositifs de refroidissement comme le sont les climatiseurs et le pompage à air froid.

Quant on sait que chaque couche de sécurité informatique peut contenir à elle seule 4 à 14 appliances et que la plupart des entreprises en utilise des dizaines… On se dit alors que pour éviter d’être dans le rouge, il vaut mieux utiliser des solutions vertes 🍃


Pour lutter contre ce gaspillage d’énergie numérique des actions simples et peu coûteuses peuvent être rapidement mises en place telles que l’optimisation  ou l’externalisation de ces installations ...

Comment favoriser les démarches éco-responsables en cybersécurité ?

L'utilisation des ressources informatiques a un impact direct sur l'environnement.   

Il est donc souvent préférable d’utiliser un service de partage et de mise en commun des ressources globales permettant à la fin d’économiser de l’énergie pour un résultat similaire.
C'est notamment le cas avec les Data Centers Cloud dont les techniques et technologies sont particulièrement performantes sur le plan énergétique.

Ils consomment alors moins d'énergie pour l'éclairage, le refroidissement et le conditionnement de l'énergie 😮‍💨

Centraliser ces infrastructures numériques grâce aux data centers !

Ce mode de fonctionnement équivaut à celui du covoiturage,  des transports en commun ou encore d’un taxi en fonction du budget alloué et du nombre de données à traiter.

Au lieu d’avoir ses propres serveurs, plusieurs entreprises peuvent ainsi partager un “trajet numérique commun” ou bénéficier des trajets déjà existants 🚲

Grâce aux fournisseurs de services cloud des leaders du marché tels qu'Amazon, Microsoft ou Google, elles peuvent économiser les ressources environnementales et accroître leur efficacité en utilisant des systèmes informatiques à la fine pointe de la technologie.


Le passage au cloud présente des avantages en termes de coûts et d'environnement car les applications natives du cloud consomment moins d'infrastructure, d'espace physique et d'énergie par utilisateur, puisqu’elles sont groupées.

De plus, au fur et à mesure que les entreprises adoptent le cloud, elles deviennent plus familières aux modes de travail à distance qui se démocratisent partout à travers le monde. Comme chez nous, à Winzana 😉

Un cloud plus vert est également une bonne nouvelle pour les entreprises, car il permet de réduire les coûts et  d'augmenter l'efficacité en assurant la pérennité de leurs opérations ! 

Le cloud et la gestion de l'énergie !  

Le passage à des sources d'énergie renouvelables et à faible émission de carbone permet d’optimiser l’impact environnemental 🌱

Les grands fournisseurs de services cloud sont, par ailleurs, les mieux placés pour mener à bien ce changement car ils créent un cloud neutre en carbone avec des ressources abondantes notamment financières, technologiques et humaines.

Les géants de la technologie ont d’ores et déjà commencé à repenser leurs infrastructures pour mener à bien la lutte contre le changement climatique et aider les entreprises à réduire leur empreinte carbone grâce au cloud ☁️

Amazon prévoit par ailleurs de faire fonctionner ses centres de données avec 100 % d'énergie renouvelable d'ici 2025.

On estime ainsi que les organisations qui transitionne vers une stratégie basée sur le cloud bénéficieront d'une meilleure protection des données contre les menaces et permettront de réduire de 97% leur émission de carbone liée à la cybersécurité

Un tel résultat n'est cependant possible que si plus de 70% de l'énergie nécessaire aux centres de données provient de sources d'énergie renouvelables telles que l'énergie éolienne, hydraulique et solaire 🌞


En conclusion …    

À mesure que la population mondiale prend conscience des changements de notre environnement, les employés commencent également à faire pression, passivement, sur leur entreprise afin de les inciter à développer des solutions écologiques concrètes et responsables en matière de cybersécurité et de gestion des données 👌

Il n’y a donc pas de dualité entre le domaine de la cybersécurité ou du numérique et d’une meilleure prise en compte de l’environnement.

Au contraire, protéger notre environnement  ( irl comme en ligne 😜 ) est un engagement commun, que Winzana est fière de soutenir. 

 

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